
La Cour suprême confirme le droit du sol par 6-3 : les familles peuvent être rassurées
La Cour suprême affirme le droit du sol pour tous les enfants nés aux États-Unis.
La Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit du sol par 6 voix contre 3, garantissant que les enfants nés aux États-Unis obtiennent automatiquement la citoyenneté, quel que soit le statut de leurs parents. La décision protège les familles sous visas temporaires et celles envisageant un tourisme de naissance.
La Cour suprême confirme le droit du sol par 6-3 : les familles peuvent être rassurées
En juillet 2026, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision historique : par 6 voix contre 3, elle a confirmé le droit du sol garanti par le XIVe amendement. Cela signifie que tout enfant né sur le sol américain obtient automatiquement la citoyenneté américaine, mettant fin à la controverse sur le décret qui visait à supprimer ce droit.
La décision
La Cour suprême a jugé, par 6 voix contre 3, que la tentative de l'ancien président Trump de restreindre le droit du sol par décret était inconstitutionnelle. Le droit du sol, fondé sur le XIVe amendement, reste en vigueur — les enfants nés aux États-Unis (même si leurs parents sont en situation irrégulière ou titulaires de visas temporaires) acquièrent automatiquement la citoyenneté américaine.

Contexte
En janvier 2025, Trump a signé un décret visant à mettre fin à la citoyenneté automatique pour les enfants dont les parents ne sont ni citoyens ni résidents permanents. Ce décret aurait affecté de nombreuses familles titulaires de visas temporaires :
- Titulaires de visas de travail H-1B
- Titulaires de visas étudiants F-1
- Titulaires de visas touristiques B-1/B-2 (y compris ceux venant accoucher)
- Autres titulaires de visas non immigrés
Le décret a été immédiatement bloqué par un juge fédéral et n'est jamais entré en vigueur. Après examen par la cour d'appel fédérale, la Cour suprême a finalement accepté l'affaire et rendu une décision définitive.
Points clés de l'opinion
Le juge en chef Roberts a rédigé l'opinion majoritaire, avec des arguments centraux :
- Le texte du XIVe amendement : L'amendement stipule clairement que « toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à leur juridiction, est citoyenne », et le texte est sans ambiguïté.
- La tradition de common law anglaise : Le principe du jus soli est une tradition fondamentale du système juridique américain.
- Le précédent de 1898 United States v. Wong Kim Ark : La Cour suprême avait depuis longtemps établi la citoyenneté pour les enfants nés aux États-Unis de parents non citoyens.
Le juge Kavanaugh a partiellement approuvé, arguant que le décret violait la loi fédérale mais notant que le Congrès pourrait modifier le droit du sol par voie législative. Trois juges conservateurs (Thomas, Alito, Gorsuch) ont exprimé leur dissidence.

Impact spécifique sur les familles chinoises
Enfants déjà nés aux États-Unis
Leur citoyenneté n'est pas affectée, que le décret ait jamais été en vigueur ou non.
Familles sous visas temporaires
Pour les familles travaillant aux États-Unis avec des visas temporaires comme H-1B, F-1, L-1, etc., les enfants nés aux États-Unis continueront d'acquérir automatiquement la citoyenneté américaine. C'est le groupe le plus directement protégé par la décision.
Titulaires de carte verte et citoyens
Le droit du sol pour les enfants de titulaires de carte verte et de citoyens américains était déjà pleinement protégé ; le décret n'avait aucun impact sur ces familles.
Accoucher aux États-Unis
Le « tourisme de naissance » n'est pas interdit par la loi, et le droit du sol est constitutionnellement protégé. Cependant, le contrôle des visas B-1/B-2 pourrait continuer à se renforcer, car les agents consulaires disposent d'un large pouvoir discrétionnaire.
Controverses persistantes
Les conservateurs ont exprimé un fort mécontentement face à la décision. Le juge Kavanaugh a noté dans son opinion que le Congrès pourrait modifier le droit du sol par voie législative. Cela signifie que, bien que la décision actuelle soit définitive, une possibilité de changement par le processus législatif demeure à l'avenir.
Cependant, tout changement législatif nécessiterait l'approbation des deux chambres du Congrès et la signature du président, ce qui est extrêmement difficile dans le paysage politique actuel.
Références : SCOTUSblog, National Constitution Center, CBS News, New York Times
FAQ
References
Author
AiEAC Editorial Team
Immigration & Education Specialists
